#13

#13
Une lumière aveuglante vient de faire une irruption impromptue dans ma seconde chambre ce qui a pour but de me réveiller. Je me cache le visage sous la couverture avant que celle ci me soit retirer violement. Mettant ma main devant mes yeux pour qu'ils s'habituent doucement a la lumière blanche environnante je distingue une silhouette au pied de mon lit. Après quelques secondes je reconnais Axel. Il attend sûrement un signe de vie de ma part. Je n'espère qu'une chose me rendormir. Je lui dis donc ce qu'il veut entendre pour qu'il parte et me remettre dans les bras de Morphée après les abus de la veille.

- Bonjour ô cher Axel !

- Bonjour Lena ! Je te laisses je vais finir de préparer le petit déjeuné. N'en profite pas pour te rendormir où tu auras le droit à des chatouilles de ma part. Et je ne plaisante pas !

- A nan pas les chatouilles ...


Je me lève donc. La menace est lourde en effet. Je suis très chatouilleuse et notamment sous les pieds. Chose qu'il sait. J'ai déjà essayé ce genre de réveil est vraiment le pire ! Etre obligé de fournir un effort surhumain pour résister. Je préfère encore me lever de mon propre chef.
Je me dirige donc machinalement vers la salle à manger vêtue uniquement d'une chemise de nuit que j'ai rapidement enfilée. Zoé n'est pas encore la. Je m'installe à la table lorsqu'elle arrive justement. Elle a le visage trempée et fait une tête qui dit clairement "je tue le premier qui ouvre la bouche ! " J'étouffe cependant un ricanement qui me donne le droit à avoir un regard extrêmement violent de la part de ma tendre meilleure amie. Axel arrive juste par derrière avec des croissant encore chaud et du café. Il ricane ouvertement à la vue de Zoé. Je pense qu'il souhaite mourir.


-La prochaine fois Zoé, tu éviteras de te bourrer la gueule et de me dégeler dessus alors que j'essai de te mettre dans ton lit en me traitant de vieux pervers.

Je comprends enfin pourquoi Zoé est ainsi. Ce matin je pense qu'elle a été réveillée de façon encore plus brutale que moi. La voyant je pense qu'elle a eu le droit a avoir la tête sous une douche bien froide pour lui remettre les idées en place

- La prochaine fois tu n'auras qu'à me laisser me noyer dans ma gerbe au lieu de vouloir jouer les chevaliers servant.

Axel explose de rire sous sa dernière tirade ce qui lui vaut un regard assassin. Le pauvre est mort déjà 3 fois en 5minutes. J'espère qu'il a plus de vie que les chats ...

- Bon maintenant si vous permettez que je mange au calme mon croissant et boit mon café en paix se serai trop aimable. J'ai une migraine insupportable alors mettez la en veilleuse !

Je me tais, après tout je ne suis pas suicidaire encore et puis j'ai la bouche encore pâteuse de la veille. Ceci me fait repenser aux baisers échanger avec Raphaël. Je me demande si il m'appellera ...

# Posté le jeudi 05 juin 2008 10:43

Modifié le dimanche 08 juin 2008 14:13

#14

#14
Voilà maintenant le début de semaine. Le dernier jour de cours et le week-end se sont passés normalement. Zoé c'est remis de sa gueule de bois très rapidement et moi je n'ai toujours pas eu de coup de téléphone de la part de Raphaël. Je perds espoir petit à petit. Je me dirige en compagnie de Zoé vers le gymnase pour notre premier cours de badminton de cette année. En effet, l'UNSS ne commence qu'à partir de début Octobre. Dire que dans deux semaines jour pour jour nous serons a Rome. Je n'en reviens toujours pas de ce voyage inhabituel pour des terminales. Enfin, nous avons intérêt à bosser dur tout de même. Le BAC n'est pas une partie de rigolade malheureusement.

Zoé : Il était temps que le sport commence, j'avais besoin de me défouler !

Lena : Oui ...

Zoé : Tu penses encore a ce fameux mec de boite ?

Lena: Oui...

Zoé: Ok ... Bon si tu t'abstiens a des oui je vais pas aller loin! Il faut être négative des fois !

Lena : Là maintenant j'ai envie d'espérer tu vois. Je ne saurai pas expliquer pourquoi mais cet homme m'a tapé dans l'oeil. Ce n'est pas un coup de foudre parce que je n'éprouve aucun amour pour lui. Juste une attirance physique très prononcée. Et j'ai une folle envie qu'il me rappelle. Que j'entende sa voix même à travers un téléphone. Juste que je sache que cette soirée est aussi inoubliable pour lui que pour moi.

J'avais sortie ça en une tirade n'osant pas reprendre mon souffle par peur qu'elle m'interrompe. J'y avais pensé tout le week-end. J'avais eu envie de l'hurler à tout moment sans jamais oser. Et maintenant que c'est fait je me sens soulagée. Je me sens plus légère, prête à partir vers de nouvelles choses.
Nous sortons des vestiaires et nous dirigeons vers la salle bleue de sport pour faire badminton.
Une fois pénétrée a l'intérieur je me demande soudainement si je n'ai pas subi un coup sur la tête ou si ma forte envie de le revoir me fait imaginer cette scène. Il est là devant nous en train de discuter avec notre coach en badminton qui est aussi accessoirement notre prof de sport de l'année dernière.

# Posté le vendredi 06 juin 2008 10:34

Modifié le jeudi 12 juin 2008 12:00

#15

#15
J'avance accompagné de Zoé vers Raphaël. Mon envie de el revoir m'a soudainement quittée. Désormais je n'espère plus que partir loin. Mais certaine question trotte tout de même dans ma tête. Tout d'abord, que fait-il là ? Connaît-il vraiment Mr Hansbourg ? Et encore une fois que fait-il là ? Nous ne sommes plus qu'à quelques minuscules mètres lorsque mon prof de sport nous regarde un sourire engageant aux lèvres.

Mr Hansbourg : A tiens ! Zoé et Léna ! Venez que je vous présente notre nouvel assistant.

Ainsi il est assistant ... C'est bien ce qu'il m'avait dit. Il ne m'avait donc pas menti sur ce point. Je ne sais pas quoi dire. Dois-je dire que je le connais déjà ? Non, il serait sûrement renvoyé. Il n'a pas le droit d'entretenir une relation avec les élèves. Il doit être considéré comme un professeur. Je baisse les yeux n'osant pas le regarder. Mon assurance qui m'habitait jeudi soir a complètement disparus.

Raphaël : Bonjour, Zoé et Léna. Ravis de vous rencontrer. J'espère que nous nous entendrons bien.

Zoé : Si vous le dites ...

Raphaël : Oh, pas la peine de me vouvoyer pendant les heures d'UNSS ! Je suis juste un assistant et je ne suis pas beaucoup plus vieux que toi.

Zoé ~ayant écouté d'une oreille distraite ~ Bon je vais monter les terrain je suis pas venus pour bavarder.

Zoé s'éloigne donc vers le fond de la salle ou tout le matériel est entreposé dans un petit local adjacent. Pendant ce temps Le professeur de sport principal est parti régler quelques papiers. A cet instant précis j'aurais voulu courir rejoindre Zoé mais le regard de Raphaël sur ma peau me procure un trop immense plaisir. Le fait qu'il ne s'occupe que de moi m'emplit de satisfaction. Au bout de quelques secondes je relever la tête. Il me fixe intensément avec la même lueur que celle de la boite. Une lueur de passion. Il ne me dit pas un mot. Je ne peux pas continuer ainsi. Je romps donc le contact est part aider Zoé à tout installé ayant une envie folle de me défouler.


Au boute de vingt minutes d'échauffement le prof décide de faire ce qui s'appelle une montante descendante. En effet, les élèves se répartissent sur des terrains puis on tire au sort quel terrain est considéré le meilleur. Le gagnant se dirigeant vers le meilleur terrain le perdant vers le moins bon. Ca se joue en un contre un. Pendant cette mini compétition il n'est pas rare que le prof participe pour s'amuser. Désormais le groupe est composé en majorité d'habitués. Zoé et moi étant les plus anciennes. Nous venons depuis la sixième classe dans laquelle nous nous sommes connues. Le groupe là est constitué uniquement de lycéens. Mr Hansbourg est donc plus considéré comme un amis que comme un prof véritable. Nous jouons ainsi un bon moment. Zoé monte très vite les terrains comme à son habitude pendant que moi, je descends de plus en plus ayant l'esprit complètement embrumés à cause de la présence de Raphaël tout près. Ses muscles en mouvement. On voyait toute la musculature de ses bras. Je continue de descendre lorsque je me retrouve à jouer contre Raphaël.

# Posté le dimanche 08 juin 2008 14:47

Modifié le jeudi 12 juin 2008 13:25

#16

#16
Je ne peux pas. C'est au dessus de ma force physique. Je ne peux pas jouer contre cet homme qui m'attire tel l'abeille au printemps par une rose rouge. Oui, une rose car il émane de lui une sensualité venant de sa couleur et de sa composition. Et en même temps les épines autour me rappellent que je ne peux pas. Que je n'ai pas le droit. C'est interdit.

Raphaël : Tu veux faire le service ?

Léna : Hein ?! Ah ... euh ... oui...

Je balbutie. Je perds mes moyens devant lui. C'est homme ressemble a un Dieu. Un rêve éveillé. J'ai peur. Peur que si je m'approche trop il ne disparaisse. Peur que poussée par la curiosité je ne tombe dans un gouffre ayant pour effet de me réveiller et de me tuer lentement. L'attirance physique continue de se developper mais je ne veux pas. Il ne faut pas que je tombe amoureuse. Mais je crains qu'il ne soit trop tard. Trop tard pour refouler des sentiments déjà présents. Je commence à croire au coup de foudre. Oui. En cette journée de pluie jeudi la foudre m'a frappée et ne m'a pas loupée. Je ne peux pas rester indifférente. Je n'ai pas la force de Zoé. Je ne sais pas faire semblant. Il faut que je lui parle. Il faut que je sache si je ne suis qu'une pauvre fille ayant été propulsés dans un rêve ou dans un cauchemar.
Je perds le match. C'est normal je suis préoccupée par un c½ur tambourinant dans ma poitrine et incapable d'être calmer. Je ne peux pas l'éviter ni ne pas y penser. Lorsque je le regarde et que nos regards s'accrochent, qu'il me sourit. Je ne peux que repenser a cette soirée ou nos lèvres ont joué ensembles. Lorsque nos langues se sont entremêlées pour danser ensemble sur le rythme donné par mes batmants prononcés par mon c½ur. Cet organe jusque là n'ayant jamais battu ainsi. Je n'ai jamais été amoureuse. J'ai cru l'être de mon ex. Mais ce que j'ai ressenti pour lui, même après six long mois de relation infructueuse n'égale pas ce que je ressens pour cet inconnu rencontré en boite et avec qui je n'ai passé que quelques minuscules heures.
Je n'ai pas vu l'heure de badminton passé. Je suis dans les vestiaires en ce moment même assise sur un banc en entendant Zoé parti donné au prof les derniers papiers concernant l'UNSS. Je n'ai pas voulu la suivre. Je ne me sens pas capable de passer plus de temps en compagnie de Raphaël. Me tenir loin de lui, sans lui parler est un supplice.
J'entends un bruit de porte derrière moi. Celle du hall. Je me retourne machinalement sans m'en rendre compte. Mais la personne que je vois me rend soudainement attentive.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 13:20

#17

#17
Raphaël est là. Devant moi m'observant d'une expression indéchiffrable pour moi. Je n'ose pas le regarder ? Il m'intimide. J'allais me lever pour me diriger vers la sortie mais sa voix raisonnant à mes tympans me stoppe immédiatement. Je ne peux pas partir. Pas comme ça. Où est ma résolution de toute a l'heure ? Celle qui me donnait envie de lui dire en face ce que je pense ?

Raphaël : Léna ! attends ... Je crois qu'il faut qu'on parle.

Léna : Tu crois seulement ?

Mais il ne peut pas me répondre car Zoé redescend les marches et arrive face à nous. Elle lance un regard froid empli de reproche à Raphaël tandis qu'elle m'en envoie un rempli de compassion. Pas de pitié non. Elle n'a pas pitié des gens.

Léna regardant vers Zoé : On y va ? On va être en retard si ça continue.


Je m'éloigne donc de l'ange démoniaque pour me rejoindre Axel avant d'aller en Mathématiques pour deux longues heures. Il est à présent 15h37. Il reste précisément 18minutes de cours avant que je ne sois libérée. Je rêvasse donc en attendant les quelques dernières minutes avant que je ne puisse m'envoler lorsque mon portable se met à vibrer dans ma poche de jean. Je le sors discrètement. Le numéro affiché est inconnu de mon répertoire. J'ouvre donc mon téléphone plus curieuse que jamais et parcours rapidement le message des yeux.

« Re'. Je sais que tu es en cours actuellement mais il faut vraimt qu'on s'explique. J'ai vu sur ton emploi du tps que tu finissais a 16h. Attends moi à la grille du parking des prof'. Bisous. Raph' »


Mon c½ur ne fait qu'un bon dans ma poitrine. Il a gardé mon numéro. Il veut qu'on se voie ? Oui mais pourquoi ? Pour parler de quoi ? J'ai peur. Je ne peux pas y aller seule. Zoé a cours et ne finit qu'à 17heure et de toute manière elle aurait empirée les choses. Elle est très protectrice. Je préfère la compagnie d'Axel pour cette entrevue. Il est deux tables plus loin que moi. Je lui envoi donc un boule de papier lui demandant si il peut m'accompagner a 16heure a un rendez-vous important pour moi. Il se retourne et me fait « oui » de la tête accompagnée d'un grand sourire. Je ne serais pas seule. Il ne pourra rien m'arriver...
La sonnerie retentit et me sors de mes songes ou j'imaginais déjà que Raphaël me dit qu'il m'aime. Chose totalement impossible et n'existant que dans mes rêves. Je me dirige donc vers la grille du parking des professeurs accompagné d'Axel. Je lui tiens le bras pour m'assurer qu'il ne partira pas. Je redoute ce dialogue. J'ai peur qu'il ne mette fin à mes folles envies. Me voilà arrivée. Je resserre encore plus la pression sur le bras d'Axel en voyant Raphaël me regarder. Je ne sais plus quoi faire, au secours.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 13:22

Modifié le dimanche 15 juin 2008 10:43